Aller au contenu
09 55 92 66 32
FR
Commencer mon devis
Menu

Guide pratique · 12 min de lecture

Profil d’altitude : distinguer dénivelé net et dénivelé cumulé

Dénivelé net ou cumulé : lequel pèse sur l’autonomie électrique, comment lire un profil d’altitude et placer ses recharges avant les montées.

Voiture électrique parcourant une route vallonnée entre des champs.
  • Entreprise qualifiée QUALIFELEC IRVE
  • Assurance décennale AXA
  • Partout en France
  • Objectif : devis sous 48 h après dossier complet
  • Supervision OCPP
  • Aides ADVENIR
Sommaire de l’article

Le dénivelé net compare l’altitude d’arrivée à celle du départ ; le dénivelé cumulé additionne toutes les montées du parcours. Pour l’autonomie électrique, c’est le cumul qui compte : chaque montée se paie, et la descente suivante n’en rend qu’une partie, 35 à 50 % au maximum selon les mesures de l’ADAC.

Après cette lecture, vous saurez calculer ces deux valeurs sur un profil d’altitude, repérer la montée qui fixe le niveau de charge nécessaire, anticiper les cas où la récupération d’énergie rend peu et bâtir un plan de recharge qui tient compte du relief à partir de vos propres relevés.

Dénivelé net et dénivelé cumulé : deux mesures qui ne répondent pas à la même question

Le dénivelé net indique où vous arrivez par rapport au départ ; le dénivelé cumulé, combien de mètres vous aurez gravis puis descendus en chemin. Le profil d’altitude, ce graphique qui montre l’altitude de la route en fonction de la distance parcourue, permet de lire les deux.

On distingue trois valeurs. Le dénivelé positif cumulé, noté D+, additionne toutes les montées. Le dénivelé négatif cumulé, noté D−, additionne toutes les descentes. Le dénivelé net est la différence entre l’altitude d’arrivée et celle du départ, et il est toujours égal à D+ moins D−.

MesureCalculCe qu’elle indiqueCe qu’elle ne dit pas
Dénivelé netAltitude d’arrivée moins altitude de départSi vous finissez plus haut ou plus basCombien de montées il faudra franchir
Dénivelé positif cumulé (D+)Somme de toutes les montéesL’effort total de montée du trajetOù se situent ces montées
Dénivelé négatif cumulé (D−)Somme de toutes les descentesLes occasions de récupérer de l’énergieCombien d’énergie sera réellement récupérée

Conséquence pratique : un trajet au dénivelé net nul peut comporter plusieurs cols, et un trajet qui finit plus bas peut commencer par une longue montée.

Lire un profil d’altitude pas à pas

Pour lire un profil, repérez les points hauts et les points bas, puis additionnez séparément les montées et les descentes. Prenons un itinéraire fictif qui part à 200 mètres d’altitude, franchit deux collines et revient à 200 mètres.

TronçonAltitude de départAltitude de finMontéeDescente
1200 m500 m300 m0 m
2500 m200 m0 m300 m
3200 m400 m200 m0 m
4400 m200 m0 m200 m
Total200 m200 mD+ = 500 mD− = 500 m

Le dénivelé net est nul : 200 mètres à l’arrivée moins 200 mètres au départ. Le contrôle fonctionne, puisque D+ moins D−, soit 500 moins 500, donne aussi zéro. Pourtant la voiture aura gravi 500 mètres au total.

Ce calcul décrit le relief, pas une quantité de kWh. Le profil sert à localiser les tronçons exigeants et à décider où recharger.

Le dénivelé cumulé pèse davantage sur l’autonomie électrique que le dénivelé net

Pour l’autonomie électrique, le dénivelé cumulé compte davantage, parce que chaque montée consomme de l’énergie et que la descente qui suit n’en rend qu’une partie. Dans sa notice du Model Y, Tesla range la conduite sur routes pentues parmi les facteurs qui consomment plus d’énergie et font baisser l’autonomie plus rapidement.

Selon les mesures de l’ADAC, le club automobile allemand, même une descente continue ne restitue que 35 à 50 % au maximum de l’énergie dépensée pour la montée. Le freinage récupératif, c’est-à-dire le moteur qui fonctionne en générateur pour recharger la batterie en ralentissant la voiture, ne compense donc pas entièrement le relief.

Faites le calcul avec une énergie de montée notée E, propre à votre voiture et à votre trajet. Si la descente rend au mieux 50 % de E, il reste au moins 0,5 × E de perdu ; si elle rend 35 %, il reste 0,65 × E. Chaque colline du tableau précédent laisse ainsi une perte nette, alors que son dénivelé net est nul.

Il n’existe pas de nombre de kWh par mètre de montée valable pour toutes les voitures, puisque la masse et le rendement diffèrent d’un modèle à l’autre : le chiffre utile est celui de votre voiture, mesuré sur vos routes.

L’ordre des montées fixe le point bas de votre batterie

Le niveau de charge le plus bas du trajet ne se situe pas forcément à l’arrivée : il peut tomber au sommet d’une montée. L’énergie nécessaire pour la gravir doit être dans la batterie avant d’attaquer la pente : une descente ultérieure ne résout pas ce besoin immédiat.

Comparez deux itinéraires fictifs de même longueur et de même dénivelé cumulé. Sur le premier, la montée suit une recharge. Sur le second, elle arrive juste avant la station, avec une batterie déjà entamée par tous les kilomètres précédents. Le bilan d’altitude est identique, mais seul le second risque de vous faire franchir le col avec une réserve trop mince.

Sur le profil du planificateur, repérez donc le point haut de chaque tronçon entre deux recharges et le niveau de batterie prévu à cet endroit. Comparez-le à votre marge. À titre d’exemple, le simulateur de trajet de Renault calcule avec un minimum de 15 % pendant le trajet et de 10 % à l’arrivée : ce sont les hypothèses d’un constructeur, pas une règle.

Si le niveau prévu au sommet est trop bas, avancez la recharge avant la montée ou chargez davantage. Notre guide pour choisir sa marge d’arrivée aide à fixer ce seuil.

Batterie pleine ou froide : quand la descente rend peu d’énergie

La descente rend une partie de l’énergie de la montée, mais deux situations réduisent encore ce gain : une batterie pleine et une batterie froide.

Tesla indique, dans la notice du Model 3, que le freinage récupératif peut être limité si la batterie est froide ou déjà complètement chargée. L’ADAC note aussi que la récupération peut être sensiblement plus faible par temps froid. Si vous partez d’un chalet en altitude batterie pleine, les premiers kilomètres de descente rechargeront peu : la voiture ralentira davantage avec ses freins classiques.

Deux consignes de sécurité priment sur l’économie d’énergie :

  • par neige ou verglas, Tesla signale que la voiture peut perdre de l’adhérence pendant le freinage récupératif, et l’ADAC conseille alors un niveau de récupération faible et un lever de pied progressif ;
  • à propos de son mode d’arrêt « Serrage », qui prolonge le freinage récupératif jusqu’aux très basses vitesses, Tesla rappelle que la décélération dépend de la pente, de la charge, de l’adhérence et d’une récupération éventuellement limitée : il faut toujours être prêt à utiliser la pédale de frein.

L’ADAC juge aussi la roue libre plus efficace que la récupération : l’énergie qu’on ne dissipe pas en ralentissant n’a pas à être récupérée, à condition que la vitesse reste maîtrisée. Pour aller plus loin, lisez notre guide sur les limites du freinage régénératif à batterie pleine.

Relief, chargement, vitesse et froid : des effets qui se combinent

Un départ vers la montagne combine souvent pente, bagages, vitesse et froid. L’ADAC a mesuré chaque facteur séparément, ce qui aide à hiérarchiser vos précautions.

Le poids pèse davantage en montée

Dans un essai de l’ADAC sur un Kia EV6, passer d’un conducteur seul à la charge maximale, soit 280 kg de plus, n’a augmenté la consommation que de 6 % sur un parcours mixte, et de 11 % au plus dans un essai extrême d’accélérations répétées. Ce parcours mêlait ville, route et autoroute : l’effet du poids est plus marqué en montée, où il faut hisser chaque kilo, si bien qu’une voiture chargée sur une route de col peut s’éloigner de ce chiffre. Notre guide sur la charge utile et l’autonomie détaille la préparation des bagages.

La vitesse et le froid, deux facteurs clés selon l’ADAC

Selon l’ADAC, passer de 100 à 120 km/h augmente la consommation de 26 % en moyenne : la résistance de l’air croît avec le carré de la vitesse. En hiver, ses voitures d’essai longue durée ont consommé 25 à 31 % de plus qu’en été. Pour une vallée enneigée, le guide de l’autonomie en hiver complète l’analyse.

Ces pourcentages viennent d’essais distincts, sur des voitures et des parcours différents : ne les additionnez pas pour obtenir une prévision. Servez-vous-en pour savoir quel levier compte le plus.

Pourquoi deux applications n’affichent pas le même dénivelé

Deux outils peuvent afficher des dénivelés cumulés différents pour un même trajet, parce qu’ils n’utilisent ni la même trace ni la même finesse de données d’altitude.

Premier écart : la route elle-même. Un passage par un tunnel et un passage par le col voisin n’ont pas le même profil. Comparez les villes traversées avant les chiffres.

Second écart : la façon de compter les petites variations. Prenons une route presque plate qui présente vingt bosses de 4 mètres. Un outil qui additionne chaque bosse affiche 80 mètres de D+ (20 × 4) ; un outil qui lisserait le profil en ignorant les variations de moins de 5 mètres afficherait zéro. Aucun des deux n’a tort, mais leurs cumuls ne sont pas comparables.

Lisez enfin les hypothèses de consommation : le simulateur de Renault retient 15 °C constants et une batterie pleine au départ. Chez Tesla, l’autonomie affichée repose sur une consommation standardisée et peut baisser plus vite que la distance parcourue, tandis que l’application Énergie projette la consommation des 15, 150 ou 300 derniers kilomètres. Notre guide des applications de planification de recharge aide à choisir un outil adapté.

Préparer un trajet vallonné : méthode et liste de contrôle

Préparez un trajet vallonné tronçon par tronçon, entre deux recharges, en regardant pour chacun le dénivelé cumulé et le point haut.

Avant de partir, vérifiez les points suivants :

  • l’itinéraire exact retenu par le planificateur, tunnel ou col, autoroute ou route secondaire ;
  • le D+ de chaque tronçon entre deux recharges, et pas seulement celui du trajet complet ;
  • le niveau de batterie prévu au sommet de chaque montée, comparé à votre marge ;
  • une recharge placée au pied de la montée la plus exigeante, plutôt qu’au sommet ;
  • le chargement de la voiture, qui pèse davantage en montée, et la vitesse prévue ;
  • en hiver, les équipements exigés en montagne et une marge supplémentaire, détaillés dans notre guide du trajet vers la montagne.

Pensez aussi au temps de recharge. Selon Renault, charger une batterie en recharge rapide de 80 à 100 % prend autant de temps que de 15 à 80 %. Avant une longue montée, un court arrêt au pied de la pente peut donc faire gagner du temps par rapport à une charge à 100 % à la station précédente.

Après la première montée, comparez le niveau réel à la prévision et ajustez le plan tant qu’une borne précède la pente suivante.

Mesurer l’effet du relief sur votre voiture et partir avec la bonne charge

La meilleure donnée sur le relief est celle que vous relevez vous-même avec l’ordinateur de bord, sur une route que vous connaissez.

Choisissez un aller-retour court avec une montée nette. Remettez le compteur de trajet à zéro, notez la consommation en kWh aux 100 km à l’aller, puis au retour, à vitesse et à température proches. L’aller montre le coût de la montée, le retour ce que la descente rend, et, à conditions égales, la moyenne des deux reste supérieure à celle d’un trajet plat de même longueur. Notre méthode pour mesurer sa consommation sur une semaine représentative aide à situer ce relevé.

Partir avec le niveau de charge que vous avez choisi est plus simple lorsque la voiture dort branchée sur une borne à domicile. Pour une résidence principale ou une maison de montagne, Volticom organise une visite technique puis établit un devis détaillé, avec des interventions partout en France. Décrivez votre logement dans une demande de devis ; objectif : devis sous 48 h après dossier complet.

L’essentiel à retenir

  • Le dénivelé net compare l’arrivée au départ ; le dénivelé cumulé additionne toutes les montées, et c’est lui qui pèse sur l’autonomie.
  • Selon l’ADAC, une descente ne rend que 35 à 50 % au maximum de l’énergie dépensée pour la montée : à conditions égales, un aller-retour en montagne consomme plus qu’un trajet plat.
  • Le point bas de la batterie peut se situer au sommet d’une montée plutôt qu’à l’arrivée : vérifiez le niveau prévu à cet endroit.
  • Batterie pleine ou froide, la récupération peut être limitée selon Tesla : une plus grande part de l’énergie de la descente est alors perdue.
  • Aucun nombre de kWh par mètre de montée ne vaut pour toutes les voitures : mesurez la vôtre sur un aller-retour connu.

Questions fréquentes

Quelle différence entre dénivelé net et dénivelé cumulé pour l’autonomie électrique ?

Le dénivelé net compare l’altitude d’arrivée à celle du départ, tandis que le dénivelé cumulé additionne toutes les montées du trajet, noté D+. Pour l’autonomie électrique, le cumul compte davantage : chaque montée consomme de l’énergie, et la descente qui suit n’en rend qu’une partie, 35 à 50 % au maximum selon les mesures de l’ADAC. Un trajet qui revient à son altitude de départ n’est donc pas neutre pour la batterie.

Une voiture électrique récupère-t-elle en descente l’énergie dépensée en montée ?

Non, seulement une partie. Selon l’ADAC, même une descente continue ne restitue que 35 à 50 % au maximum de l’énergie dépensée pour la montée. Le gain baisse encore quand la batterie est froide ou déjà pleine, car Tesla indique que le freinage récupératif peut alors être limité. Le reste ne revient pas dans la batterie.

Combien de kWh faut-il pour monter 1 000 mètres en voiture électrique ?

Il n’existe pas de chiffre unique valable pour toutes les voitures : la masse, la vitesse, la température et le rendement du véhicule changent le résultat. Le plus fiable est de mesurer votre voiture. Notez la consommation de l’ordinateur de bord à l’aller puis au retour d’un trajet connu comportant une montée nette, à vitesse et à température proches, et servez-vous de ce relevé pour vos prochains trajets.

Faut-il charger à 100 % avant de descendre d’un col ?

Ce n’est pas le plus efficace si la descente commence dès le départ. Tesla indique que le freinage récupératif peut être limité lorsque la batterie est déjà complètement chargée : les premiers kilomètres rechargent alors peu et la voiture freine davantage avec ses freins classiques. Réglez la limite de charge selon les recommandations de votre constructeur et la suite du trajet, en gardant la marge nécessaire aux montées suivantes.

Le mode Éco aide-t-il à économiser la batterie en montée ?

Un peu, mais il ne change pas le coût du relief. Selon l’ADAC, le mode Éco réduit la puissance délivrée et l’accélération, limite sur certains véhicules la vitesse maximale et, sur beaucoup de voitures, la puissance de chauffage. Renault annonce pour son mode ECO un gain allant jusqu’à 7 % d’autonomie, soit 30 km à 15 °C. L’énergie nécessaire pour gravir le dénivelé cumulé reste, elle, à fournir.

Un aller-retour en montagne consomme-t-il autant qu’un trajet plat ?

Non, à conditions égales il consomme davantage, même si le dénivelé net de l’aller-retour est nul. La montée coûte de l’énergie à l’aller, et la descente du retour n’en rend que 35 à 50 % au maximum selon l’ADAC. La répartition compte aussi : c’est à l’aller que la montée se paie, et cette énergie doit se trouver dans la batterie avant la pente. Prévoyez votre recharge en fonction de la montée, pas de la moyenne.

Relecture prévue par Anna Du Bois.
À valider avant de présenter cette relecture comme terminée.

Sources et lectures complémentaires

Documentation des organismes et fabricants pour approfondir le sujet. Pour une procédure propre à votre véhicule ou à votre borne, consultez la notice correspondant au modèle et à sa version.

Passer du guide au projet

Une recharge adaptée à votre voiture et à vos trajets

La capacité de la batterie ne suffit pas à choisir une borne. Partagez votre modèle, vos kilomètres quotidiens et votre temps de stationnement : nous vérifierons la puissance utile et les possibilités de votre installation.

Simulateurs utiles : Autonomie réelle · Trajet en voiture électrique

▤   Livres blancs gratuits

Un guide PDF pour préparer votre projet

Choisissez votre sujet et recevez le guide PDF par e-mail.

Livret sélectionné : La voiture électrique pour bien débuter

Votre e-mail ne sert qu’à cet envoi. Aucune revente, aucun spam. Confidentialité

Ouvrir directement ce PDF