OCPP 2.0.1 : pourquoi le standard de supervision change la donne pour votre parc de bornes
Le standard OCPP 2.0.1 ouvre la voie au Plug & Charge natif, à la sécurité TLS obligatoire et à la facturation directe ISO 15118-20. Voici trois raisons concrètes de ne plus accepter OCPP 1.6J en 2026.
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Compatibles avec tous les véhicules électriques et hybrides rechargeables
Nos bornes sont compatibles avec tous les véhicules électriques et hybrides rechargeables, quelle que soit la marque : connecteur Type 2, le standard européen (IEC 61851).
Sommaire de l'article
Vous installez douze bornes dans six mois. Choisir le protocole de supervision aujourd’hui, ce n’est pas une case administrative : c’est un choix d’infrastructure qui se paye — ou se rentabilise — pendant dix ans.
OCPP (Open Charge Point Protocol) est le standard ouvert qui relie vos bornes à leur logiciel de supervision : facturation, monitoring, alertes pannes, mise à jour à distance, intégration ERP. Il existe en deux versions actives en France en 2026 : 1.6J (toujours majoritaire) et 2.0.1 (en déploiement accéléré). La différence entre les deux ne tient pas du détail technique — elle conditionne ce que vous pourrez faire avec votre parc dans trois ans.
Ce que OCPP fait, et pourquoi vous en avez besoin
Une borne n’est jamais seule. Dès que vous en exploitez plusieurs — bureaux, parking visiteurs, flotte — vous avez besoin de :
- Identification des utilisateurs : qui charge, sur quelle borne, à quel moment, pour quel coût.
- Facturation automatique : kWh ou horaire, avec génération de tickets et reversement éventuel aux propriétaires.
- Pilotage dynamique : répartir intelligemment la puissance disponible entre plusieurs bornes pour ne jamais dépasser l’abonnement souscrit.
- Maintenance préventive : alertes en cas de défaut, mise à jour firmware à distance, rapports de disponibilité.
Sans protocole standardisé, chaque marque de borne impose son logiciel propriétaire — donc autant de portails à apprendre que de marques installées, et zéro interopérabilité. OCPP a été créé pour casser cette dépendance. Le principe : n’importe quelle borne OCPP-compliant peut être pilotée par n’importe quel CSMS (Charging Station Management System) compatible.
OCPP 1.6J : la génération qui a fait ses preuves (et ses limites)
La version 1.6J est sortie en 2015. Elle utilise le format JSON sur WebSocket et couvre 90 % des besoins quotidiens : démarrage et arrêt de session, transmission de la consommation en temps réel, gestion des utilisateurs par badge RFID, pilotage basique de la puissance.
Ses limites apparaissent dès qu’on touche aux usages avancés :
- Pas de Plug & Charge natif. Le conducteur doit toujours présenter un badge ou scanner un QR code.
- Pas de cryptage fort intégré. Les communications sont en clair par défaut (TLS doit être configuré séparément, et ne l’est souvent pas).
- Pas de mises à jour firmware sécurisées standardisées. Chaque constructeur fait à sa sauce.
- Pas de support natif des transactions ISO 15118 (le standard qui pilote la charge intelligente et bidirectionnelle).
- Gestion de l’énergie limitée. Le pilotage dynamique fonctionne mais reste rudimentaire — un seul niveau de hiérarchie.
OCPP 2.0.1 : le saut générationnel
La version 2.0.1, publiée par l’Open Charge Alliance en 2020 et stabilisée en 2022, n’est pas une mise à jour incrémentale. C’est une réécriture qui prépare l’écosystème pour les dix prochaines années.
Les changements structurels :
| Capacité | OCPP 1.6J | OCPP 2.0.1 |
|---|---|---|
| Plug & Charge (ISO 15118) | Non natif | Natif |
| Cryptage TLS | Optionnel, mal documenté | Obligatoire, profils définis |
| Mise à jour firmware sécurisée | Constructeur-dépendant | Standardisée et signée |
| Pilotage énergie multi-niveau | Basique | Hiérarchique (smart charging) |
| Authentification utilisateur | Badge RFID | Badge + certificat + biométrie possible |
| Reporting consommation | kWh basique | Granularité fine + métadonnées |
| Facturation directe au véhicule | Impossible | Native via ISO 15118-20 |
Trois raisons concrètes de ne plus accepter OCPP 1.6J en 2026
1. Le Plug & Charge devient la norme attendue par les utilisateurs
Brancher la voiture, et c’est tout. Pas de badge, pas d’application, pas de QR code. La voiture s’identifie elle-même, le paiement est lié au contrat du conducteur. Tesla a démocratisé ce comportement depuis 2018 avec ses Superchargers. Audi, BMW, Porsche, Mercedes, Volkswagen et la majorité des constructeurs européens proposent désormais Plug & Charge sur leurs derniers modèles.
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Pour qu’une borne supporte Plug & Charge, elle doit parler ISO 15118 — et OCPP 2.0.1 est le seul protocole de supervision qui transporte correctement cette information jusqu’au CSMS. Sur une borne OCPP 1.6J, vous installez du Plug & Charge « à moitié » : la voiture s’identifie, mais le CSMS ne peut pas l’utiliser pour facturer.
2. La cybersécurité devient un impératif réglementaire
Les bornes sont des objets connectés exposés à Internet. Une borne piratée peut servir de relai d’attaque sur le réseau électrique local — c’est désormais documenté par l’ANSSI. La directive européenne NIS 2, transposée en droit français en 2025, impose aux exploitants de réseaux IRVE des obligations de sécurité incluant cryptage des communications et signature des firmwares.
OCPP 2.0.1 répond nativement à ces exigences via ses « Security Profiles ». OCPP 1.6J ne les couvre pas. À court terme, vos bornes 1.6J en parc d’entreprise risquent d’être considérées comme non conformes aux exigences NIS 2.
3. La rétrocompatibilité matérielle n’existe pas
Beaucoup d’installateurs vendent « OCPP 1.6J upgradable vers 2.0.1 par firmware ». C’est techniquement vrai pour quelques modèles haut de gamme (Wallbox Pulsar Max, certaines Schneider EVlink Pro). Pour la majorité des bornes du marché, le passage à 2.0.1 nécessite un changement matériel — nouvelle carte de contrôle, nouveau modem, nouvelle antenne.
Comment auditer votre parc existant
Si vous opérez déjà des bornes, voici la check-list pour savoir où vous en êtes :
- Récupérer la version OCPP de chaque borne. Elle est dans la page de configuration du portail constructeur (Wallbox, V2C, Schneider, etc.) ou dans le CSMS.
- Vérifier la compatibilité matérielle ISO 15118. Le constructeur le précise dans la datasheet — chercher « ISO 15118-2 ready » ou « PnC ready ».
- Tester un Plug & Charge réel. Brancher un véhicule compatible PnC (Audi e-tron, Porsche Taycan, Mercedes EQS récent). Si la session démarre sans badge, votre borne est prête.
- Demander le profil de sécurité actif. OCPP 2.0.1 définit 3 profils. Vous voulez le profil 3 (TLS + authentification mutuelle par certificat).
Notre recommandation Volticom
Pour un parc neuf : OCPP 2.0.1 sans négociation possible. Les bornes Wallbox Pulsar Max, V2C Trydan, Autel MaxiCharger AC et Schneider EVlink Pro proposent toutes la version 2.0.1 native depuis 2023.
Pour un parc existant en 1.6J : audit borne par borne, plan de migration sur 24 à 36 mois, priorisation des bornes les plus utilisées et les plus exposées au public. Volticom propose un audit gratuit de compatibilité OCPP sur votre parc actuel — incluant un rapport détaillé borne par borne et un chiffrage de migration si nécessaire.
L’erreur la plus coûteuse n’est pas d’installer une borne. C’est d’installer la mauvaise borne au mauvais moment du cycle de standardisation.
Questions fréquentes
Faut-il un abonnement mensuel pour superviser ses bornes en OCPP ?
La supervision via un CSMS s'appuie généralement sur un abonnement logiciel, distinct du coût matériel de la borne. Volticom intègre la supervision OCPP, le délestage et la refacturation kWh pour les pros lors de l'installation, et chiffre l'ensemble sur devis, gratuitement sous 48 h.
OCPP est-il compatible avec n'importe quelle marque de borne ?
Oui, c'est tout l'intérêt du standard : une borne OCPP-compliant peut être pilotée par n'importe quel CSMS compatible, sans logiciel propriétaire imposé. Lors d'un audit, Volticom vérifie borne par borne la version réellement supportée, car « compatible OCPP » ne garantit pas toujours toutes les fonctions du protocole.
Mes bornes 7,4 kW, 11 kW et 22 kW gèrent-elles toutes la supervision OCPP ?
La puissance de charge (7,4 kW en monophasé, 11 ou 22 kW en triphasé) est indépendante du protocole de supervision : ces niveaux sont tous compatibles OCPP. Ce qui change, c'est la version logicielle embarquée et la capacité matérielle ISO 15118, à vérifier modèle par modèle.
Peut-on connecter la supervision OCPP à son logiciel de gestion ou ERP ?
Oui, un CSMS expose des données structurées (sessions, kWh, alertes) qui peuvent alimenter un outil de gestion ou une refacturation interne. Pour les parcs professionnels, Volticom configure la refacturation kWh et la remontée des consommations afin d'industrialiser le suivi.
Que se passe-t-il si la connexion internet de la borne tombe ?
Une borne supervisée bascule en mode autonome local et continue de charger ; les sessions sont mises en file d'attente puis synchronisées au retour de la liaison. Lors de l'installation, nous validons la qualité du lien réseau et la conformité électrique NF C 15-100 pour fiabiliser cette continuité.
La supervision OCPP permet-elle le délestage entre plusieurs bornes ?
Oui, le pilotage dynamique répartit la puissance disponible pour ne jamais dépasser l'abonnement souscrit, ce qui évite de surdimensionner le raccordement. Volticom installe cette gestion dynamique avec la protection requise, dont le disjoncteur différentiel 30 mA Type B exigé pour la recharge.
Volticom peut-il installer et superviser un parc de bornes partout en France ?
Oui, nous intervenons partout en France via un réseau de partenaires installateurs qualifiés QUALIFELEC IRVE (P1·P2·P3) et RGE, depuis notre siège à Paris. Chaque projet multi-sites démarre par un devis sous 48 h après dossier complet, gratuit et sans engagement.
Quelles aides puis-je mobiliser pour équiper un parc professionnel ?
Le programme ADVENIR peut s'appliquer selon le barème en vigueur, sous réserve d'éligibilité, et nous étudions ce point au cas par cas dans le devis. Le chiffrage complet, aides comprises, vous est remis gratuitement sous 48 h.
Combien de temps prend l'installation d'une borne supervisée ?
La pose d'une borne se fait le plus souvent dans un délai confirmé après étude du chantier lorsque le tableau et le réseau sont prêts ; la mise en service OCPP est réalisée dans la foulée. Pour un parc, nous planifions les interventions site par site afin de limiter l'immobilisation.
Quelles garanties couvrent une installation supervisée Volticom ?
Nos installations bénéficient d'une assurance de responsabilité décennale auprès d’AXA, dans les limites, les activités déclarées et les conditions de l’attestation en cours, avec un SAV qui reste réactif. Pour toute question, vous pouvez nous joindre au 09 55 92 66 32 ou à contact@volticom.fr.
Parlons de votre projet de recharge professionnel
Flotte, copropriété, parking ou réseau de bornes : votre infrastructure mérite une étude sur-mesure. Nos experts réalisent un audit gratuit sous 48 h, sans engagement, pour sécuriser votre budget et votre planning.
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