Aller au contenu
09 55 92 66 32
FR
Commencer mon devis
Menu

Guide pratique · 12 min de lecture

RFID ou application : choisir les moyens d’identification d’un parking

Badge RFID ou application pour la recharge d’un parking : profils d’usagers, règles AFIR, badges hors ligne, retrait des accès, fraude et essais à mener.

Badge et application mobile pour démarrer une recharge.
  • Entreprise qualifiée QUALIFELEC IRVE
  • Assurance décennale AXA
  • Partout en France
  • Objectif : devis sous 48 h après dossier complet
  • Supervision OCPP
  • Aides ADVENIR
Sommaire de l’article

Pour choisir entre badge RFID et application pour la recharge dans un parking, partez de vos usagers : le badge convient aux conducteurs réguliers, l’application à ceux qui veulent suivre leurs recharges à distance, le paiement sans inscription aux visiteurs. Un parking ouvert au public et payant doit aussi permettre une recharge à l’acte.

Vous saurez ensuite classer vos conducteurs, vérifier ce que la réglementation impose à votre parking, anticiper les coupures de réseau, organiser le retrait des accès et faire tester chaque solution avant de signer.

Badge, application, paiement à l’acte : quels moyens d’identification pour la recharge ?

Un parking peut reconnaître le conducteur de quatre façons : badge, application, paiement à l’acte ou identification automatique du véhicule.

Le badge RFID (identification par radiofréquence) est une carte ou un porte-clés que le conducteur présente devant le lecteur de la borne ; son numéro est comparé aux accès autorisés dans la supervision, le logiciel qui gère les bornes à distance. Avec une application, le conducteur choisit la borne sur son téléphone. Le paiement à l’acte se fait sans compte. Le Plug & Charge identifie le véhicule au branchement (norme ISO 15118).

MoyenGeste à la borneCe que l’exploitant gèrePoint faible à tester
Badge RFIDPrésenter le badge devant le lecteurDistribution, liste des badges actifs, remplacementBadge perdu ou prêté, lecteur défaillant
ApplicationOuvrir l’application et choisir le point de rechargeComptes, assistance à l’inscription, droitsTéléphone déchargé, pas de réseau au pied de la borne
Paiement à l’actePayer par carte, sans contact ou QR codeTerminal ou page de paiement, tarifs affichésTerminal en panne, QR code falsifié
Plug & ChargeBrancher le câbleCompatibilité des véhicules et des bornesVéhicules non compatibles, refus du conducteur

Aucun moyen n’est infaillible. Dans son livre blanc sur la disponibilité des bornes, l’Open Charge Alliance (OCA), qui publie le protocole OCPP reliant les bornes à leur supervision, range le lecteur RFID défaillant et l’erreur d’autorisation, qui comprend l’échec de démarrage par application, parmi ses dix catégories de causes d’indisponibilité.

Parking d’entreprise ou parking ouvert au public : ce que la règle impose

Pour un parking réservé à vos salariés, AFIR ne s’applique pas et le choix vous appartient. Ouvert au public et payant, le parking doit offrir une recharge sans abonnement.

Le règlement (UE) 2023/1804, dit AFIR, qualifie d’ouvert au public un site accessible au grand public, même sous conditions. Son considérant 11 range dans cette catégorie un parking de supermarché réservé aux clients, mais en exclut le parking d’un immeuble de bureaux accessible aux seuls employés ou personnes autorisées.

Sur un point ouvert au public, l’exploitant doit permettre une recharge à l’acte, achetée sans inscription, contrat écrit ni relation commerciale préalable. Aux points déployés depuis le 13 avril 2024, le paiement électronique doit être accepté par au moins un moyen : lecteur de carte, sans contact ou, sous 50 kW seulement, paiement en ligne sécurisé comme un QR code. Les points gratuits ne sont pas concernés. Un parc public payant ne peut donc pas reposer sur le seul badge maison.

Sur un point ouvert au public qui propose le Plug & Charge, le conducteur doit toujours pouvoir le refuser et recharger à l’acte ou avec une autre offre proposée sur ce point. En France, l’article 11 du décret n° 2017-26 impose en outre aux infrastructures ouvertes au public une supervision qui suit l’état des points en temps réel. Seul y échappe l’aménageur d’une station unique de 5 points et 36 kVA au plus, non intégrée à un réseau.

RFID ou application : choisir selon les usagers du parking

Comptez vos usagers par profil, puis retenez pour chacun le moyen qu’il utilisera sans aide.

ProfilMoyen le plus simplePoint à vérifier
Salarié qui recharge chaque jourBadge personnel, éventuellement doublé d’un compte dans l’applicationRetrait de l’accès à son départ
Véhicule de flotte partagéBadge rattaché au véhicule ou au conducteurÀ qui chaque session est attribuée
Visiteur d’un site privéBadge prêté par l’accueil ou accès temporaire dans l’applicationRestitution du badge, fin de l’accès
Client d’un parking publicPaiement à l’acte ; badges d’autres opérateurs si la borne est en itinérancePrix affichés avant la session

Pour un salarié régulier, le badge reste le geste le plus court : pas de téléphone à sortir. L’application apporte l’historique et, selon le service, une notification de fin de charge utile pour libérer la place.

Pour une flotte partagée, décidez ce que vous voulez suivre : un badge laissé dans la boîte à gants attribue les sessions au véhicule, un badge personnel au conducteur. Les cartes d’autres fournisseurs ne fonctionnent que si vos bornes sont ouvertes à l’itinérance (voir le guide sur OCPI et OCPP), qu’AFIR définit comme le transfert de données et de paiements entre l’exploitant du point et le prestataire de mobilité qui vend la recharge. AFIR oblige ce prestataire à indiquer avant la session tous les prix, frais d’itinérance compris.

Hors ligne, sous-sol, téléphone déchargé : ce qui fonctionne encore

Un badge peut rester accepté par une borne déconnectée si elle est configurée pour cela ; une application dépend du réseau du téléphone et de la borne.

Côté badge : le cache et la liste locale

Selon l’OCA, une borne hors ligne poursuit les recharges en cours, mais peut ne plus autoriser de nouvelle session. Deux mécanismes y remédient. Le cache d’autorisation garde le résultat des badges récemment utilisés : avec une durée d’une semaine ou d’un mois, les habitués peuvent recharger normalement. La liste d’autorisation locale, tenue à jour depuis la supervision, est optionnelle et absente de certaines bornes. Ces sessions hors ligne restent facturables.

Un réglage permet aussi d’accepter tout badge hors ligne, mais les sessions des badges inconnus ne seront pas facturables. Selon l’OCA, ce risque peut être acceptable en courant alternatif, mais il est souvent jugé trop élevé sur les bornes rapides en courant continu.

Côté application : le réseau au pied de la borne

Quand le démarrage par application passe par la supervision, il échoue sans réseau sur le téléphone ou sans liaison de la borne. Les cartes de couverture de l’Arcep sont des simulations des opérateurs : au sous-sol, seul un essai sur place, téléphone en main, fait foi. Prévoyez donc un moyen de secours.

Attribuer et retirer les accès sans laisser de badge actif

Un moyen d’identification vaut ce que vaut la gestion de ses droits : qui l’attribue, qui le retire, en combien de temps.

Pour les accès aux systèmes informatiques, le guide de la sécurité des données personnelles de la CNIL recommande un identifiant unique par utilisateur, l’interdiction des comptes partagés, le retrait des droits dès qu’une personne change de poste ou quitte l’entreprise, et une revue des habilitations au moins une fois par an. Appliquée aux badges : un badge par conducteur, pas de badge « de service » qui circule, une revue annuelle de la liste.

Une borne hors ligne ne reçoit pas la désactivation et peut encore accepter un badge révoqué d’après son cache. Après chaque retrait, vérifiez que toutes les bornes concernées sont en ligne et, si vous utilisez une liste locale, que sa nouvelle version leur est parvenue. Toute la procédure figure dans le guide pour révoquer un badge de recharge perdu.

Avec une application, un départ se règle en supprimant l’accès, sans objet à récupérer. Pour un téléphone perdu, demandez au fournisseur comment le compte est protégé et retrouvé sur un nouvel appareil.

Badges, QR codes et comptes : limiter la fraude

Chaque moyen a son point faible : le badge se prête, le QR code se falsifie, le compte d’application se pirate.

Dans son livre blanc sur la migration des bornes, l’OCA avertit aussi que les QR codes et étiquettes NFC fixes collés sur les bornes sont sensibles à la fraude et recommande, si possible, des codes dynamiques affichés sur un écran. Cybermalveillance.gouv.fr décrit ce hameçonnage par QR code et cite de faux codes collés sur des parcmètres ou des bornes de recharge. Si vous affichez un code, contrôlez les étiquettes et indiquez l’adresse officielle du service (voir le guide sur le QR code d’une borne).

Pour les comptes d’application, Cybermalveillance.gouv.fr recommande un mot de passe différent pour chaque service et la double authentification lorsque c’est possible : demandez si l’application la propose. Pour les badges, écrivez une règle simple : chaque session est attribuée au titulaire du badge, qui signale sans délai une perte.

Données des conducteurs : ce que chaque moyen enregistre

Un badge nominatif ou un compte d’application relie chaque recharge à une personne : l’historique devient une donnée personnelle.

Selon la CNIL, la finalité d’un fichier doit être déterminée, légitime et explicite ; elle conditionne les données collectées et leur durée de conservation, et le fichier ne peut pas servir à un autre objectif. Le principe de minimisation limite les données à ce qui est nécessaire. Refacturer l’énergie à chaque salarié peut justifier un badge nominatif ; répartir les places peut se contenter d’un badge par véhicule.

Si l’application demande la localisation du téléphone, cette permission technique ne vaut pas consentement au sens du RGPD, rappelle la CNIL.

Pour des salariés, le code du travail interdit de collecter une information les concernant par un dispositif dont ils n’ont pas été informés au préalable (article L1222-4). Dans une entreprise d’au moins 50 salariés, si l’historique permet de contrôler leur activité, le comité social et économique est informé et consulté avant la décision (article L2312-38). Le guide pour concevoir un tableau de recharge proportionné détaille la méthode.

Chiffrer le coût de gestion, pas seulement le prix du badge

Le coût se trouve surtout dans l’exploitation, et il dépend du fournisseur et du contrat : demandez chaque poste chiffré pour votre nombre de conducteurs.

Inscrivez ces postes dans la comparaison :

  • badges : achat, enregistrement, remise, remplacement des badges perdus ou jamais rendus ;
  • application : abonnement selon le contrat, assistance à l’inscription et aux conducteurs bloqués ;
  • paiement à l’acte : terminal ou service de paiement en ligne, frais de transaction selon le contrat ;
  • temps interne : accueil, gestion des arrivées et des départs, revue annuelle des droits.

Un moyen gratuit à distribuer peut demander plus d’assistance ; un badge coûte cher s’il n’est jamais récupéré. Pour comparer, multipliez chaque poste par vos arrivées, départs et pertes annuels.

Pensez à la sortie : selon l’OCA, changer de supervision impose de transférer les listes de badges, par un mécanisme propre à chaque logiciel. Faites préciser au contrat comment elles vous seront remises.

Préparer les essais avant de choisir

Faites jouer les cas difficiles sur une borne réelle du parking, avec le fournisseur, avant de généraliser.

Cochez chaque point de cette liste de contrôle :

  • un badge attribué le jour même : délai avant qu’il fonctionne sur chaque borne ;
  • un badge retiré : refusé partout, y compris sur une borne qui vient de revenir en ligne ;
  • un badge inconnu présenté borne en ligne, puis borne hors ligne : réglage réellement en place ;
  • un démarrage par application à l’emplacement le moins bien couvert ;
  • un téléphone éteint : essai du moyen de secours ;
  • un arrêt de session et un déverrouillage du câble sans le moyen de départ ;
  • l’historique : chaque session attribuée au bon badge ou au bon compte, tentatives refusées comprises.

Sur ce dernier point, l’OCA rappelle qu’une erreur d’autorisation n’apparaît pas dans l’état du connecteur : consultez les journaux, pas seulement le tableau de bord. Le guide du logiciel de supervision de bornes aide à préparer ces essais.

Pour un parking d’entreprise, réunissez le nombre de conducteurs par profil, le statut du parking et les modèles de bornes, puis demandez une étude et un devis professionnel. Volticom, entreprise qualifiée QUALIFELEC IRVE, intervient partout en France : visite technique, devis détaillé et supervision OCPP de votre parking. Objectif : devis sous 48 h après dossier complet.

L’essentiel à retenir

  • Le badge RFID convient aux conducteurs réguliers ; l’application apporte l’historique mais dépend du téléphone et du réseau.
  • Un point payant ouvert au public doit permettre une recharge à l’acte ; un parking de bureaux réservé aux salariés n’est pas « ouvert au public » selon AFIR.
  • Hors ligne, une borne n’accepte un badge que si le cache d’autorisation, la liste locale ou le réglage des badges inconnus est activé.
  • Un badge révoqué peut encore être accepté par une borne hors ligne : vérifiez la liaison après chaque retrait.
  • Un historique nominatif est une donnée personnelle : fixez sa finalité et informez les salariés avant.
  • Testez sur place badge neuf, badge retiré, sous-sol sans réseau et téléphone éteint avant de choisir.

Questions fréquentes

Peut-on proposer à la fois un badge RFID et une application pour la recharge d’un parking ?

Oui, si la supervision gère les deux et que chaque accès peut être attribué et retiré. Le badge sert au geste quotidien et de secours quand le téléphone est déchargé ou sans réseau ; l’application apporte l’historique et, selon le service, des notifications. Vérifiez lors des essais que les sessions d’un même conducteur lui sont bien attribuées, quel que soit le moyen utilisé. Sur un point ouvert au public et payant, la recharge à l’acte reste obligatoire.

Un badge de recharge fonctionne-t-il quand la borne n’a plus de réseau ?

Oui, si la borne est configurée pour cela. Selon l’Open Charge Alliance, le cache d’autorisation garde le résultat des badges récemment utilisés et la liste d’autorisation locale, fonction optionnelle, stocke les badges permis ; ces sessions restent facturables. Sans ces fonctions, une borne hors ligne peut refuser toute nouvelle recharge. Demandez au fournisseur quels réglages sont réellement activés sur vos bornes.

Un parking de supermarché peut-il réserver ses bornes aux porteurs d’un badge ?

Non, si la recharge est payante. Le règlement européen AFIR considère un parking de supermarché réservé aux clients comme ouvert au public : chaque point doit permettre une recharge à l’acte, sans inscription ni contrat préalable. Aux points déployés depuis le 13 avril 2024, le paiement électronique doit être accepté par au moins un moyen. Ces règles ne visent pas les points gratuits.

Que faire quand un salarié perd son badge de recharge ?

Désactivez le badge dans la supervision dès la déclaration de perte, puis remettez-en un nouveau. Vérifiez ensuite que toutes les bornes sont en ligne : une borne hors ligne ne reçoit pas la désactivation et peut encore accepter le badge d’après son cache. Si vous utilisez une liste d’autorisation locale, contrôlez que sa nouvelle version a bien été transmise à chaque borne.

Peut-on démarrer une recharge par application dans un parking souterrain sans réseau ?

Non, si l’application passe par la supervision : sans réseau sur le téléphone, la demande ne parvient pas à la supervision, qui ne peut donc pas joindre la borne. Faites confirmer ce fonctionnement par le fournisseur. Les cartes de couverture de l’Arcep sont des simulations des opérateurs, donc seul un essai à l’emplacement exact fait foi. Prévoyez un badge de dépannage ou un paiement sur place pour les zones mal couvertes.

Le QR code collé sur une borne est-il sûr pour payer ?

Pas toujours. L’Open Charge Alliance juge les QR codes fixes sensibles à la fraude et recommande des codes dynamiques affichés sur un écran. Cybermalveillance.gouv.fr cite de faux QR codes collés sur des bornes de recharge et conseille de vérifier la vraisemblance du lien avant de l’ouvrir. Au moindre doute, payez par un autre moyen et prévenez l’exploitant.

Relecture prévue par Anna Du Bois.
À valider avant de présenter cette relecture comme terminée.

Sources et lectures complémentaires

Documentation des organismes et fabricants pour approfondir le sujet. Pour une procédure propre à votre véhicule ou à votre borne, consultez la notice correspondant au modèle et à sa version.

Passer du guide au projet

Des bornes faciles à utiliser et à suivre

Gestion des accès, suivi des sessions, compatibilité OCPP ou évolution du parc : décrivez les fonctions dont vous avez besoin. Volticom vous aide à préparer un projet de recharge cohérent avec les contraintes de votre site.

▤   Livres blancs gratuits

Un guide PDF pour préparer votre projet

Choisissez votre sujet et recevez le guide PDF par e-mail.

Livret sélectionné : La borne de recharge en entreprise

Votre e-mail ne sert qu’à cet envoi. Aucune revente, aucun spam. Confidentialité

Ouvrir directement ce PDF